Notre conférence de presse et publique illustrée
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Notre enquête basique
Seules trois questions basiques :
- Bâti (fissures, infiltrations, isolation, …) et maintenance (fuites, mobiliers, etc…)
- Moyens matériels (matériel pédagogique, taille du réfectoire, chaises, papier toilette, savon, livres, bus scolaires, accès aux équipements sportifs, piscines… )
- Moyens humains (nombre d’enfants par classe, nombre de classe dans l’école, effectifs des agents municipaux, remplacements, temps de présence en classe pour les ATSEM, AESH, …)
124 écoles ont répondu à notre enquête
Notre enquête couvre l’ensemble du territoire de la ville, du Nord au Sud, d’Est en Ouest. La problématique des écoles concerne toute la ville, pas seulement les quartiers populaires.

Le résultat de notre enquête
Sur le bâti :


Sur les moyens matériels :

Sur les moyens humains :

Pour télécharger les résultats au format pdf : cliquez ci-dessous
Notre comparatif des programmes pour les municipales de 2020
En janvier 2020, nous avons présenté à la presse notre enquête qui met en évidence le naufrage de l’école à Marseille ainsi que les mesures qui nous paraissent indispensables pour la remettre à flot.
À quelques jours des élections municipales, nous avons comparé les programmes des principales listes qui se présentent à la mairie centrale à nos propositions.
Programme et transparence
Les programmes présentés par les candidats doivent permettre aux citoyens de se décider sur l’attribution ou non de leur suffrage.
Nous considérons que ces programmes sont des engagements opposables que chaque habitant sera en mesure de rappeler aux futurs élus lorsqu’ils seront aux commandes.
Pour cette analyse comparative, le CeM s’est donc attaché à l’étude du seul document tangible à notre disposition : le programme officiel de chaque liste, non sans avoir au préalable demandé aux candidats de nous transmettre d’éventuels compléments (ce qu’un seul candidat a fait, B. Gilles).
En tant que collectif citoyen, nous affirmons l’expertise d’usage des habitants et estimons que les électeurs sont en capacité d’étudier un programme détaillé. Plus il sera précis, plus nous serons en mesure de veiller à ce que les futurs élus tiennent leurs engagements. Cela va dans le sens de la transparence que nous sommes en droit d’attendre dans la gestion de la Cité.
Nous avons donc effectué un travail de comparaison entre les programmes publics des candidats et les mesures cohérentes et cohésives, soumises par voie de presse et mises à disposition de chacun sur le site du CeM (ecoles-marseille.fr).
Nous souhaitons aujourd’hui porter ce travail à la connaissance de tous pour partager des éléments d’analyse de la pertinence et du sérieux des programmes concernant les écoles.
Nous avons fait parvenir une première version de notre comparatif aux différents candidats afin qu’ils vérifient qu’il n’y avait pas d’oubli ou d’erreur d’interprétation dans notre analyse.
Seuls trois candidats nous ont répondu. Nous avons corrigé à la marge les quelques points que nous avions mal interprétés. En revanche les compléments n’apparaissant pas sur le programme public n’ont pas été intégrés à notre comparatif car il serait injuste vis à vis des autres listes d’ajouter des propositions sur la foi d’un email informel.
Leur réponse est consultable sur notre site.
Même si elle ne se présente que dans le 13/14, nous saluons l’engagement explicite de la liste Unir ! (M. Bensaada) à défendre le programme du CeM dans son intégralité.



Analyse du CeM
Nous avons été étonnés par le manque d’ambition des programmes de la plupart des candidats. Le CeM a mis à disposition de tous les mesures qu’il jugeait indispensables pour que tous les enfants habitant à Marseille bénéficient d’une école digne. Les déclarations d’intention des différents candidats qui mettent l’école au premier rang de leurs réoccupations se révèlent n’être qu’un effet d’annonce pour la plupart d’entre eux.
Au-delà du manque d’ambition, nous avons été choqués par des propositions fantaisistes ou d’un autre temps : des papis mamis pour faire traverser les enfants (S. Ravier), des uniformes pour les enfants (S. Ghali, M. Vassal, S. Ravier), le jumelage public / privé (Y. Berland), “inculquer le respect” (M. Vassal), des drapeaux français dans les classes (M. Vassal) …
Alors que les écoles sont dans un état déplorable et que les équipes éducatives manquent de tout, ces gadgets ou ces mesures réactionnaires et sécuritaires nous interrogent sur la connaissance du terrain et la réelle volonté des candidats d’améliorer les conditions d’accueil et de travail des élèves, enseignants, agents municipaux et animateurs.
Notre travail de comparaison est indicatif car il n’est pas aisé de mettre des mesures, parfois floues, dans des cases. Néanmoins, nous sommes parvenus à dégager trois groupes.
Le premier groupe constitué du seul Printemps Marseillais (PM – M. Rubirola) reprend une
grande partie de nos propositions. Leur programme est ambitieux et équilibré. Quelques imprécisions demeurent sur les moyens de mesure et d’amélioration de la qualité de l’air intérieur notamment.
Ensuite, un second groupe se dégage, formé par trois candidats. Deux d’entre eux, Debout Marseille ! (DM – S. Barles) et EM ! Marseille (Y. Berland), proposent des programmes moins consistants, avec une vingtaine de propositions. Les problèmes sont donc traités de manière superficielle. Beaucoup de mesures sont incomplètes, approximatives ou non contraignantes. M. Vassal, quant à elle, propose un programme plus complet mais comportant plusieurs mesures “repoussoir”. Ces listes obtiennent donc des scores très moyens.
Enfin, un dernier groupe réunit les candidats pour lesquels l’école ne mérite pas plus de 7 à 12 propositions, ce qui nous parait très insuffisant.
La seule à soutenir explicitement l’enseignement privé sous contrat est M. Vassal. En l’absence de précision, on est en droit de penser que les autres candidats souhaitent le maintien de la politique actuelle en la matière, à l’exception du PM qui s’engage à réduire le soutien à l’école privée au minimum légal.
Nous avons remarqué une absence globale de préoccupation des statuts des personnels municipaux et animateurs périscolaires (temps partiels, précarité etc.) à l’exception du PM et de DM en partie.
Par ailleurs, le CeM salue un souci quasi général d’impliquer les parents d’élèves dans les instances décisionnaires.
Enfin, certaines propositions complètent ou précisent le programme du CeM comme la lutte
contre les nuisibles (M. Vassal, B. Gilles, Unir!) qui est devenu un sujet à part entière (d’autres le traitent de manière transversale mais il vaut mieux le préciser) et la mise en place d’un potager par école (PM, M. Vassal) en précisant (ce qui n’est pas fait dans les programmes actuels) que les espaces adaptés doivent être régulièrement entretenus par les services municipaux et que les plants et semences (agriculture biologique) doivent être fournis par la Mairie.
La lutte pour une école publique digne ne fait que commencer!!