01/ à Marseille, c’est toujours l’omerta, il est impossible d’obtenir les effectifs réels encadrant nos enfants lors des conseils d’écoles, et les rapports d’incidents / accidents qui se passent à l’école tout particulièrement durant le midi. radiofrance.fr/franceinter/po…
02/ On nous annonce des taux d’encadrement de 1 pour 20 dans les écoles élémentaires ?! On jongle sur les temps, on bricole des présences d’adulte en fonction du temps cantine, une aesh par ci, une ATSEM par là et surtout les AAPM, une aide cantinière par ci.
03/ Les AAPM, ces contrats hyper précaires, sous Gaudin nous les appelions les ASICS. Ce sont des contrats de 8h semaine payées un peu moins de 350€ mensuels. Misère. Sous Gaudin c’était 10h avec repas offert.
04/ Une omerta sur les violences subies par les enfants dans les cours d’écoles, une violence qui s’apparenterait de plus en plus a une violence institutionnelle, des faits graves se taisent laissant les parents concernés dans un stress et une incompréhension totale.
05/ Nous rêvions d’une filière d’animation municipale, avec de la formation (on sait, ce n’est pas du ressort de la ville et alors ? On va vous en vouloir si vous le faites ?!)
06/ Nous rêvions de temps pleins pour les animateurs répartis entre centres sociaux, Maisons Pour Tous qui n’existent plus, périscolaire, extrascolaire, … Au lieu de cela, on a morcelé, pire on a contractualisé, on y trouve du financement sur projet…
07/ Et désormais il est demandé aux équipes du périscolaire du soir de s’adapter et de réduire les effectifs d’animateurs au nombre d’élèves qu’elles prévoient, et non plus au nombre d’enfants qui sont inscrits. Faisant supporter le risque sur elles. C’est la misère.
08/ Et nous ne vous parlons même pas des enfants en situation de handicap, pour lesquels l’accessibilité des écoles et le manque de personnes accompagnant le périscolaire en parcours du combattant pour tout le monde : les enfants, les familles, et le personnel.
09/ Il a fallu s’y reprendre à 3 fois pour le renouvellement du marché du périscolaire. Pour renouveler un marché qui au final ne faisait que copier et améliorer l’existant. Ce n’est pas une révolution, les associations courbent le dos et se battent pour les marchés.
10/ Alors oui c’est 10M€ de plus qu’en 2020, alors oui le PEDT fait 150 pages au lieu des 15 slides de Gaudin, et alors ?! Le plus gros périscolaire de France aurait mérité mieux qu’une augmentation de 0,6% du budget de la ville amie des enfants. La révolution n’est pas venue.
11/ Par la suite, nous attendons des engagements sur la transparence, une pause méridienne qui sera un réel accueil collectif de mineurs et non plus de la simple surveillance, en finir avec les contrats hyper précaires, et une réelle aide aux devoirs sur toute la ville.
12/ Le périscolaire est en souffrance, toutes les équipes vont mal, et c’est mettre là en danger au final nos enfants.

Publié à l’origine sur X (Twitter) le 22/12/2025 — fil de 12 messages.