1/ Publi-reportage du jour dans les pages Économie de @laprovence. Aucun enseignant du public, aucun médecin scolaire, aucun chercheur indépendant, aucune fédération de parents. Le chapeau reprend mot pour mot le discours commercial « mieux repérer les enfants en difficulté ». ⏬⏬

2/ La privatisation d’une mission de service public. Le repérage des difficultés d’apprentissage, c’est le métier des RASED (décimés depuis 2008), de la médecine scolaire (réduite) et des CMPP (saturés).
La pénurie organisée du public devient le business model du privé.

3/ Aplim est l’éditeur d’ÉcoleDirecte, le « Pronote du privé », outil dominant de l’enseignement privé catholique. Une structure financée par les frais de scolarité du privé sous contrat prend 54 % d’une boîte qui veut équiper les écoles publiques via les collectivités.
4/ « Entre 25 et 35 % des enfants présentent des difficultés cognitives » — asséné par le fondateur, sans étude citée. C’est la mécanique classique de la pathologisation de masse : élargir la cible pour élargir le marché.

5/ « Treize indicateurs cognitifs » collectés sur tablette auprès de mineurs, déjà 10 000 enfants dans une cinquantaine de collectivités. Aucun mot sur le RGPD, le consentement des familles, l’hébergement, la durée de conservation, ni sur ce que devient le profil cognitif.
6/ l’argent public des collectivités finance un dépistage privé, pendant que la médecine scolaire et les RASED sont laissés exsangues. La vraie prévention des difficultés scolaires à Marseille, ce serait des écoles sans canicule, des bilans de 6 ans, et des postes.
*dès
Publié à l’origine sur X (Twitter) le 09/06/2026 — fil de 7 messages.